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#1 03-08-2006 11:08:43

Pierre-Henri
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Darkel, revue de presse

Sur Radio néo




[center:459f0c8d4f]http://60gp.ovh.net/~airfrenc/imgsposts/darkel/3.jpg[/center:459f0c8d4f]

Surtout, ne pas se fier aux premières notes glaçantes, à ce gimmick légèrement traumatisant, comme échappé d’une B.O. d’épouvante, mais qui introduit au plus pacifique des messages : Be my friend. Bienvenue au contraire à bord de Darkel, projet solitaire en forme de voyage sonore signé Jean-Benoît Dunckel, connu pour d’autre trips fameux depuis dix ans à bord d’un engin à deux places nommé Air.

Déminons d’emblée la question que toute la galaxie se posera à voyant arriver seul un de ses membres : le duo ne s’est pas désintégré en vol (Note du forum : Ouf! big_smile) . Il est au contraire en pleine activité puisque, après avoir terminé un album pour Charlotte Gainsbourg (Note du forum : 5.55, disponible le 28 Août), il est déjà en studio pour mettre en boîte avant la fin de l’été son quatrième opus.

Pourtant, Darkel n’est en rien un side-project dilettant conçu à ses heures perdues par Dunckel, et encore moins un disque hémiplégique destiné à satisfaire quelque ego capricieux. Il s’agit d’un premier album, avec l’innocence et la spontanéité émerveillée qui caractérisent les premières fois, et c’est en même temps le réceptacle ambitieux et érudit d’un musicien aux idées longues qui cherchait à donner corps à plus de dix ans de recherches sonores.

Darkel est également la première référence d’un jeune label, Source etc., qui n’est autre que le phénix ressorti des cendres d’une officine bien connue, qui fut jadis la maison mère de son groupe. Un retour aux sources symbolique s’il en est, même si Darkel s’inscrit résolument dans le monde d’aujourd’hui, anticipant même souvent quelques paysages vierges, ce qui ne lui interdit pas des rappels non dissimulés aux musiques qui ont marqué durablement sa mémoire. Entre l’envie de table rase – à l’image du virulent titre TV Destroy qui s’amuse des aliénations domestiques – et ce naturel besoin de racines (Bowie, Kraftwerk…), Darkel parvient à un juste et subtil équilibre sur lequel repose l’édifice fragile de ses chansons.

Jean-Benoît Dunckel a beau être l’un des hémisphères de Air, ce n’est pas la moitié d’un compositeur. Parmi les mélodies, les thèmes, les illusions sonores qu’il accumule de son côté depuis des années, certaines iront naturellement irriguer le tronc commun du groupe. Et puis il y a les autres, trop personnelles, bizarres, ou trop achevées aussi pour s’en trouver bouleversées à quatre mains. Celles-ci, selon un tri intuitif, iront à Darkel.

À propos, n’allons pas chercher de significations ésotériques à ce nom, qui relève juste d’une petite équation de noms propres : Dunckel = Dark en Allemand. Dark + la moitié de Dunckel = Darkel. Vous suivez ?

Bon, reprenons aux origines discrètes et nullement préméditées de ce projet. Tout a commencé en réalité du jour où Jean-Benoît a entrepris de construire son propre studio, qu’il baptisera Prototyp recording studio : « le chantier du disque a démarré dès le câblage», précise-t-il, comme pour appuyer ce sentiment, que chacun éprouvera en écoutant l’album, qu’il s’agit bien d’une œuvre faisant autant appel à l’imaginaire qu’au rationnel, parfaite symbiose d’un homme et de son outil, de l’affect et du geste, comme la matérialisation sonore d’une longue rêverie dont le studio, façon chambre noire, serait en quelque sorte le révélateur. On est ici chez un artisan du futur qui aime pourtant les sons analogiques, les prises (de son, mais aussi de risque) à l’ancienne, la patine infiniment vallonnée et profonde de ces instruments qui évoquent un temps où la pop-music était encore un art naïf, une belle et noble utopie racontée avec des notes, des harmonies, des mots, des filtres et des effets.

Perpétuellement en quête de l’accord parfait, c'est-à-dire celui qui procure sans prévenir une sorte de convulsion extatique hors du commun, Darkel est avant tout un laboratoire dédié à la recherche émotionnelle. Il a aussi pour ambition d’être parfaitement étanche aux ondes extérieures, telle une bulle hors du temps, un mini-monde clos et pourtant terriblement accueillant. Il est ainsi beaucoup question de boucle, de cercle, de rondeur, tout au long de ces dix plages aux températures et aux éclairages contrastés. Le cercle des amis de Be my friend (morceau d’ouverture qui ne déroutera pas trop les candidats aux trips rétro-psychédéliques de 10 000 Hz Legend), le cercle du soleil (My own sun) de la terre (Earth, parti pour être un boléro, et qui a tourné au dub futuriste), de cette Pearl aux reflets surnaturels, l’arrondi toujours trompeur de ces mélodies amniotiques qui sont en réalité le produit d’une grande maîtrise dissimulée derrière un voile de fausse candeur : cette voix mi-homme mi-enfant, ou mi-androïde mi-androgyne.

Ce disque est à l’évidence celui des petits miracles, comme celui qui a présidé à l’écriture de At the end of the sky, charmant et scintillant premier single aux accents de perfect pop-song qui est pourtant né d’un demi-sommeil au cours d’un voyage en train, lorsque Jean-Benoît entendit cette mélodie colorée… à travers le bourdonnement répétitif des machines filant à vive allure sur les rails.

Composé, écrit, enregistré majoritairement en solitaire, le premier album de Darkel a toutefois reçu la visite de quelques musiciens additionnels pour des ajouts de couleurs ça et là. Il s’agit à la fois d’un disque simple, léger et pop, souvent up tempo (TV Destroy, Beautiful woman), mais dont s’échappe au fil des écoutes des émanations de plus en plus enivrantes, déroutantes, notamment en raison de sa richesse instrumentale qui rappelle au souvenir de certains grands sorciers de studio. Il a enfin bénéficié des conseils précieux d’un certain Kevin Leadbetter qui a peaufiné la tournure anglaise des textes, puis il a reçu à l’étape finale du mixage la touche inimitable de Stéphane « Alf » Briat, l’un des plus anciens membres de la nébuleuse Air puisqu’il mixa à l’époque l’un de leurs premiers singles ainsi que le fameux Moon Safari qui correspondit à leur mise en orbite internationale. On souhaite désormais au satellite Darkel d’aussi glorieuses destinées.

Via Radio Néo

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#2 03-08-2006 11:09:00

Pierre-Henri
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Re: Darkel, revue de presse

Sur IndieRockMag.com

Nous vous l’annoncions sur le Mag Indie Rock dernièrement : Jean-Benoit Dunckel, membre de Air, s’est lancé dans un projet solo sous le nom de Darkel.

Le résultat est la sortie du premier album, intitulé Darkel, le 18 septembre prochain.

Cet album reflètera les compétences musicales limitées de Dunckel. Selon ses propos, n’étant ni un bon guitariste, ni un bon bassiste, il a été obligé d’inviter des amis pour le seconder dans cet album. La majorité des titres comprendra beaucoup de piano.

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#3 06-09-2006 16:41:18

Jean-Michel
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Re: Darkel, revue de presse

Il y a quatre page dans Technikart de septembre 2006. La couverture a pour titre "To bi or not to bi. Et si vous êtiez bisexuel sans le savoir ?"

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#4 06-09-2006 16:48:31

Pierre-Henri
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Re: Darkel, revue de presse

Bonjour Jean-Michel!

C'est par-rapport à Air ??  :oops:  :?:

[center:4d35921240]http://www.technikart.com/IMG/arton1091.gif[/center:4d35921240]

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#5 06-09-2006 16:55:16

Jean-Michel
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Re: Darkel, revue de presse

Désolé, j'ai oublié de préciser, j'ai posté trop rapidement. Il s'agit d'un article au sujet du nouvel album de Darkel, il parle bien sur de Air.

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#6 11-09-2006 10:20:44

Pierre-Henri
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Re: Darkel, revue de presse

Darkel est l’album solo de JB Dunckel, lui-même plus connu comme étant la moitié de Air, lui-même plus connu comme étant l’auteur de "Sexy boy", etc…..

L’un des problèmes d’Air, c’est la théorie des masques. Qu’ils soient à gaz ou vénitiens, ce sont ces masques qui entravent le succès qu’Air mériterait dans l’hexagone. Encensé dans le monde entier, insensé en France, méprisé sans doute une fois passé les portes de Paris…Phoenix, Tellier, Tahiti 80 ou Rob (Et son génialement méconnu "Don’t kill") empruntent le même sentier.

Le problème est connu, la messe est dite. De quoi vous ruiner une carrière, l’identité, toujours le besoin de connaître et reconnaître….

Alors pourquoi parler d’Air si Darkel est le side project de JB Dunckel…Car en étant différent, Darkel rejoint c’est évident l’essence même des compositions du groupe. Batteries éthérées, voix filtrées, nappes de claviers vintage. Tout est là, avec Dunckel au chant. N’oublions pas que Sexy Boy, comme d’autres compositions d’Air, c’est avant tout lui au micro, trafiqué, trituré, malaxé ; le tout composant le meilleur ce qu’il reste de cette fameuse French Touch marketée…

Qu’en est-t-il de Darkel ? Album surprenant et inégal. Ses montagnes et ses plaines, ses récifs et ses coraux. "Be my friend", chanson d’ouverture, laisse d’emblée entrevoir un monde imaginaire riche en couleurs, rose bonbon, comme un Bacharach passé au filtre de la modernité, toute en clavier. Une vraie réussite de single qui entête, comme une échappée solitaire en terrain inconnu pour un Dunckel bien plus pop qu’à l’accoutumée.

Car si Darkel l’album séduit l’auditeur, c’est avant tout grâce à la réhabilitation de la Pop, sens noble du terme. L’impression que succès et musique de masse pourrait cohabiter sans prostitution des mélodies sur le trottoir. Et le naïf "At the end of the sky", insouciant et léger, paroles qu’on devine débile, n’est qu’un subterfuge pour lâcher les chiens sur les névroses de Dunckel.

Pop électronique. Darkel s’éloigne des obsessions d’Air (Gainsbourg et Polnareff, pour résumer grossièrement) et lorgnerait presque du coté de Robots and Disguise, sans loucher.

Un peu de guitares fuzz et foutraques sur "TV destroy", qui s’élève comme un ballon sous hydrogène dans une fête foraine, puis un bref message écologique sur "Earth" ("We belong to the earth/ Doesn’t belong to us") avec sa ligne de basse mixée bien en avant, disco-queen, chœurs angéliques...

Clairement, Darkel fait le non choix des guitares, il n’y en a pas, ou peu, des discrètes peut-être. C’est l’ère des claviers qui s’installe, posés par couches comme un mille feuilles à 88 touches. Il faut néanmoins "Bathroom spirit" attendre avec sa chute de clavier très inspirée de "Riders on the storm" des Doors pour retrouver l’éclaircie.

La mièvrerie sonore étant un peu lassante sur la longueur, Darkel parvient malgré tout à insérer une atmosphère festive et dansante là où Air impose son électronique cinématique. Et cette chanson de cloture, "Bathroom spirit", convaincra sans doute l’auditeur que Dunckel n’est peut etre jamais aussi bon que dans l’instrumentale très Boards of Canada.

Une alternative aux paroles et aux mots. Un voyage personnel sans repères. Un moment de solitude partagée.

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#7 11-09-2006 11:26:52

killeryoyo
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Re: Darkel, revue de presse

Pas mal l'interview de JB dans Teknikart (même si ceux ci ne peuvent s'empêcher de cracher sur Talkie Walkie considérant que le chef d'oeuvre de Air est 10.000 hz legend ..ce qui prouve, vu le nombre de gens qui pensent que c'est plutôt Moon Safari, que Air a déjà la stature d'une grand groupe à la Beatles ou chacun a au moins un album préféré et un album à conspuer)

On y découvre un JB plutôt plus bavard qu'à l'accoutumée, plutôt sympathique (surtout avec des journaleux de Teknikart dont la spécialité est plutôt de tout descendre sur le mode de la dérision)  et légèrement mystique.

Reste plus qu'à écouter l'album en entier.

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#8 20-09-2006 09:19:50

Pierre-Henri
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Re: Darkel, revue de presse

Lovage: pourquoi un album solo?
Jean-Benoît Dunckel: les morceaux de cet album traitent de sujets tout à fait particuliers et personnels qui n'auraient pas pu concerner le groupe. Parce que, dans les chansons, je m'adresse à diverses personnes de mon entourage. Cela ne pouvait avoir lieu que sur un disque solo.

Valou: compose-t-on différemment lorsque c'est pour un projet solo?
Bien sûr. Quand on est seul, la réaction chimique de la composition se fait avec soi même et sa propre culture. Tandis qu'à deux, c'est avec soi-même et une autre personne. Donc, cela nécessite plus de connaissance et plus d'ouverture sur le travail des autres.

Martinus: comment as-tu composé les chansons de ton album solo?
Utilises-tu des instruments acoustiques pour écrire?
Oui, généralement je compose et chante au piano.

Nicotine: pourquoi avoir choisi de construire son propre studio?
Pour s'isoler comme un ermite. Pour pouvoir se laisser aller dans des folies musicales qui ne sortent pas du studio, qui ne soient entendues par personne.

Bali: on parle souvent de French Touch... vous considérez-vous comme appartenant à un courant musical?
Non. J'appartiens à une époque musicale. La French Touch c'est une fenêtre qui s'est ouverte en 98-99 et qui a laissé la liberté à certains artistes français de s'exprimer à l'étranger.

Bali: peut-on espérer une place plus grande de la langue française dans votre production?
Oui. J'ai des textes en français, mais j'ai du mal à les finir parce que c'est très dur de les confronter à ce que je connais de la poésie française. Je trouve que c'est plus dur d'écrire en français qu'en anglais parce que l'on connait trop de belles choses en français.

Bali: doit-on gommer ses origines françaises pour faire une carrière internationale?
Non, ce n'est pas possible de cacher ses origines françaises surtout au niveau de l'accent. Les Français sont appréciés à l'étranger, surtout pour leur côté romantique.

Martinus: quelle part de travail laisses-tu au producteur? Est-ce toi qui a fait l'arrangement de toutes les chansons de ton album solo?
Oui, j'ai quasiment tout fait sur mon album solo et c'est ce qui m'intéressait. Je voulais voir de quoi j'étais capable.

Kubii: si votre comparse de Air devait faire un album solo, en quoi serait-il différent du vôtre?
Il serait plus axé sur le rythme, je pense. Et il y aurait plus d'instrumentaux.

Machine: quel rôle a eu Stéphane Briat, dans la réalisation de votre album?
Il a tout mixé. Et il a apporté une lumière particulière sur les morceaux.

Mooch: une tournée est-elle prévue? Et si oui, comment serait le show: en solo ou avec d'autres musiciens?
Sûrement avec d'autres musiciens, mais pour l'instant je n'ai pas de live prévu.

Lovage: le groupe Air n'est pas mort pour autant?
Non, il est bien vivant. Le dernier album est presque terminé. Il sortira début 2007.   

Lolo: pourriez vous nous parler de votre collaboration avec Charlotte? Est-ce intimidant de composer pour elle après Gainsbourg?
Au début oui... Après quelques mois on s'habitue. Mais que ce soit pour Charlotte Gainsbourg ou quelqu'un d'autre, on essaie de faire de la même manière, avec toujours autant de passion.

Lovage: le fait de travailler avec Charlotte Gainsbourg et le chanteur de Pulp vous a-t-il donné encore plus d'envies?
Oui, j'ai beaucoup appris sur la façon de faire des chansons. En particulier, j'ai beaucoup «désappris».

Bruno: vous êtes «workoholic»? L'album de Charlotte Gainsbourg, votre album solo et un nouvel œuvre d'Air. Comment faites vous?
Je dors peu. J'ai un peu d'inspiration... mais je me soigne. Et je pense que là je vais me calmer pendant un petit moment. Simplement je sens que c'est le moment de faire sortir les morceaux que je fais et tant pis si je n'ai pas de stratégie et s'il y a un meilleur moyen de le faire.

Dodcoquelicot: vous semblez être autant intéressé par le statut de compositeur free lance (Charlotte Gainsbourg, Sofia Coppola), que par sortir vos albums (il y en a peu à votre actif). Une tendance?
Je pense qu'Air a déjà beaucoup produit et Air peut avancer grâce à ces collaborations extérieures parce qu'au-delà de la stratégie de vendre des disques, ce qui nous importe c'est l'enrichement artistique personnel. Même si la vente  de CD nous intéresse aussi.

Jcmanu: quels sont vos compositeurs préférés?
Enio Morricone, Michel Colombier, Maurice Ravel, Brian Wilson, John Lennon.

Jcmanu: que pensez-vous du téléchargement sauvage?
Je pense qu'il est rendu possible techniquement par les vendeurs d'ordinateurs. Et donc les gens ne sont en rien responsable du téléchargement sauvage. On est simplement en train de passer à une autre ère.

Jcmanu: est-ce que vous envisagez d'abandonner le support CD?
Ce n'est pas moi qui pourrait décider cela, c'est plutôt notre public. Mais je pense qu'avec le téléchargement, payant et légal, on pourrait faire des pochettes en trois dimensions qui tournent sur l'écran et qui pourraient être magnifiques. On pourrait vendre de la musique et faire quelque chose de très beau.

Jcmanu: achetez-vous de la musique en ligne?
Non, mais je vais bientôt essayer.

Bendu18: que penses-tu des artistes qui se montrent à côté des hommes politiques? Le ferais-tu?
Je l'ai déjà fait. Mais on ne peut empêcher quelqu'un de s'approcher de soi. Néanmoins il faut éviter de faire de la politique en musique.

Machine: êtes-vous trop dandy pour la France?
On n'est jamais assez dandy à mon goût.

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#9 22-09-2006 17:17:38

Pierre-Henri
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Re: Darkel, revue de presse

"Darkel" - Darkel
Premier album solo de Jean-Benoît Dunkel (Air), Darkel réconcilie avec ses pop-songs électroniques, les fantômes du passé et les tentatives futuristes.Darkel constitue le projet solo de Jean-Benoît Dunckel, moitié du groupe Air. Fait de ces mélodies, de ces illusions sonores trop personnelles, trop bizarres ou trop achevées pour rejoindre le tronc commun des morceaux de Air, Darkel constitue donc le contrepoint non prémédité du duo, et regroupe les rêveries issues du laboratoire de cet artisan du futur, imprégné de nostalgie sonique. Ce premier album solo a été composé en autarcie dans son Prototyp Recording Studio, avec quelques invités aux guitares et rythmiques.

Les 10 titres, quasiment tous vocaux, font la part belle aux pop-songs, à la simplicité contrastée et aux arrangements ciselés. La voix mi-homme, mi-enfant de l'artiste (que l'on entendait déjà sur "Sexy Boy"), sorte d'androïde androgyne, traverse les scintillements analogiques et les nappes cycliques de l'album : une comptine aérienne et dubby ("Earth"), des incursions up-tempo ("TV Destroy", "Beautiful Woman"), des ballades planantes ("Some Men", "Pearl"), le bel équilibre électro-pop de "Be My Friend", le clin d'oeil spatial à Air sur l'instrumental "Bathroom Spirit". Une pop électronique qui fédère sans jamais racoler, et qui réconcilie fantômes du passé et tentatives futuristes.

Source : Musicactu.com

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#10 29-09-2006 09:46:49

Pierre-Henri
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Re: Darkel, revue de presse


Darkel, changer d'air
Un album solo pour Jean-Benoît Dunckel


Paris 28/09/2006 - Echappé, le temps d'un album, de la galaxie Air qu'il forme avec son acolyte Nicolas Godin, Jean-Benoît Dunckel livre enfin ses aspirations personnelles à travers un disque trait d'union. D'une grande richesse sonore, balançant entre une électro-pop à la fois dansante et cérébrale, le laborantin signe son forfait du nom de Darkel. Rencontre.

RFI Musique : Pourquoi cet album solo ?
Jean-Benoît Dunckel : Darkel ce n'est pas quelque chose à la place de, c'est quelque chose en plus de, une fenêtre qui s'ouvre sur mon univers personnel. Les raisons sont aussi artistiques, j'avais besoin de sortir ces morceaux de ma tête pour ne pas être gêné dans le futur. Je n'avais pas le choix.

Que raconte cet album ?
J'ai utilisé les morceaux pour analyser ma vie, mes amours, mes angoisses, mes problèmes spirituels, mes questions universelles. La mort revient assez souvent mais pas d’une façon triste, vraiment. Il y a des élans d’amour, philosophique et sexuel, qui se retrouvent sous différentes formes, des questions mystiques comme celles de Dieu ou de Jésus, et puis il y a ce mot "You" que l'on retrouve dans de nombreuses chansons, un "You" qui peut signifier une femme, sa compagne, ses enfants, mes enfants mais aussi le public.

L'écriture des chansons ?
Ce qui est difficile c’est de savoir ce qu’il faut cacher. Une fois trouvé le mot clé ou le concept de la chanson et trouvé ce qu’il faut cacher, là tout devient facile.

Tu balayes beaucoup de styles différents sur cet album, tu avais besoin de cette ubiquité musicale ?
C’est quelque chose que je voulais expérimenter, je voulais faire ça pour voir ce que ça fait, tout simplement.

Tu te considères plus comme un musicien ou comme un chanteur ?
Comme un musicien qui se laisse parfois aller à chanter, quelque fois c’est heureux, quelque fois ça l'est moins, mais ça on ne le sait jamais au début.

Tu as des objectifs particuliers avec ce disque ?
Je n’ai pas de stratégie. L’objectif, c’était de m’exprimer, de libérer mes chansons. La réaction du public est toujours importante mais je n’attends pas quelque chose de massif. J'ai juste libéré un son dans le paysage musical. Je crois que je vais continuer à faire beaucoup de morceaux, que ça marche ou que ça ne marche pas.

Comment cette volonté de sortir un album solo a-t-elle été perçue par ton acolyte Nicolas Godin ?
Il a été un peu surpris au départ, mais je lui ai très vite donné une copie de l'album, et comme il y a de belles ballades dessus, je pense que le résultat lui convient. De toute façon, nous sortons plein de choses en parallèle, il y a ce side-project Darkel, l'album de Charlotte Gainsbourg 5:55, la compilation de nos morceaux favoris Late Night Tales. Tout cela est excellent pour notre groupe. Ça maintient le public en alerte, et nous avec. Au delà du fait de vendre des disques, ce qui est important c'est la réalisation personnelle, musicalement et humainement parlant, c'est-à-dire apprendre des choses. Grâce à ces projets, moi j’apprends énormément.

Tu n’as pas peur parfois de trop en faire ? 
Bien sûr. J’ai peur de trop en faire, d'ailleurs je crois que j’en fais trop, mais je n’y peux rien.

Ton disque perso, tu penses le défendre sur scène ?
Pour l’instant c’est impossible. Les projets se succèdent. Être sur scène c’est un gros investissement. Humainement, il faut beaucoup travailler, ça demande beaucoup de temps, beaucoup de moyens. La priorité est ailleurs.

Mais l’envie est là ?
Je ne sais pas. Je ne sais pas comment faire pour adapter ces morceaux sur scène. J'ai un peu fait cet album tout seul et pour le reproduire en concert, ce sera compliqué.

Quel regard tu portes sur ta carrière ?
Je pense que nous avons énormément travaillé, nous ne nous sommes jamais vraiment reposés sur nos lauriers. Ce qui est bien, c’est que nous avons toujours pris des risques, nous sortons des projets spéciaux et ça, ça nous aide à nous régénérer. C’est génial.

Comment juges-tu l’évolution de la scène électro depuis dix ans ?
La mode est au renouveau du rock mais la musique électronique est toujours active dans les clubs, et elle change, elle évolue. Elle reviendra sur le devant de la scène un jour, quoiqu’il arrive.


Est-ce qu'on a peur de ne plus être dans le coup quand on s'appelle Jean-Benoît Dunckel ?
Je n’ai pas la prétention de faire quelque chose d’universel ou d'éternel, ce que je fais est dans l’instant. Il y aura une traversée du désert. Tous les artistes passent par une période difficile, une période où le public n’est pas en phase. Car c'est le public qui, en partie, fait l’artiste. Les générations se succèdent, les modes changent, on n’y peut rien. Ce qui est jouissif je pense c’est de disparaître pour mieux revenir.

Quelles sont les plus belles critiques que tu pourrais recevoir pour ton album ?
Entendre dire que mon disque est plein d’amour, c'est mon concept. Mettre tellement d’ondes positives et d’amour en général pour qu’on puisse voir le disque chauffer, devenir incandescent et finalement mettre le feu à la console.

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#11 04-10-2006 12:01:24

libilule
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Re: Darkel, revue de presse

Excellent ton forum Pierre-Henri. Dommage qu'il soit un peu difficile à trouver (mal indiqué sur google).

Alors si vous voulez entendre la voix douceureuse de Jean Benoit Dunckel, direction ici :

interview audio de 14 mn :
http://webjay.org/by/nikkimiau

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#12 04-10-2006 12:07:19

libilule
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#13 04-10-2006 12:24:03

libilule
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Re: Darkel, revue de presse

http://www.newsflex.de/musik/interview175271.html

Interview en allemand. Je crois comprendre que sa chanson préféré est Be My Friend et qu'il compte tourner un clip video de Destroy Your T.V, une façon bien ironique de traiter son sujet.  tongue

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#14 04-10-2006 14:59:10

Pierre-Henri
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Re: Darkel, revue de presse

Bonjour libilule,

Oui, le forum n'a pas encore été définitivement visité par Google...

Ce qui explique pourquoi il soit si difficile à trouver, d'autant qu'il n'a que 3 mois...

Merci pour ces liens en tout cas!

Je les écouterai ce soir  :oops:

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#15 15-10-2007 14:46:15

Fist
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Re: Darkel, revue de presse

Une interview que je n'avais jamais lue...  Source : le site Technikart


"Darkel Vador"
Superstar de la French touch avec le groupe Air, Jean-Benoît Dunckel s’échappe en solo pour un projet nommé « Darkel ». Le succès, les doutes, la hype, l’attitude : pour «Technikart », il laisse tomber la table de mixage et se met à poil.

« Je ne devrais pas vous le dire, mais une phrase m’a récemment frappée dans Technikart : "Au moment où les golden boys de la French touch font des gosses et achètent des lofts avec leurs royalties…" Je dois vous avouer que je suis passé à l’acte. » Jean-Benoît Dunckel, 36 ans, petit châtain angélique aux yeux bleus rêveurs, a décroché le jackpot au sein du binôme Air (aux cotés de Nicolas Godin) avec une série de disques géniaux (Moon Safari, Virgin Suicides, 10 000 hz Legend) ou opportunistes (Talkie Walkie) qui ont tous marqué leur époque, celle glorieuse de la défunte French touch. Véritable fierté nationale - il fut décoré par le ministre de la Culture - et symbole de notre savoir-faire musical à l’export, Jean-Benoît peut donc aujourd’hui installer sa grande famille recomposée (deux garçons et une fille d’une précédente alliance, plus deux enfants de sa nouvelle compagne) dans un grand loft du côté de la gare de l’Est. Attablé dans un bar du XIXe arrondissemnt, il philosophe gentiment : « Je suis en voie d’être un homme totalement libre. Se reproduire, c’est un luxe de l’homme masculin parfait. Passer la vie, épanouir celle des autres : tu deviens un demi-dieu dans un espace que tu as créé. »

Un side project de Air

Alors que notre demi-dieu règne sur les charts et sur son loft, il sort à la rentrée un premier disque solo, sous le nom de Darkel (« Dunckel » signifie « Dark » en allemand), qui explose les préjugés et révèle un visage singulier à la moitié de Air. « Le point de départ de Darkel, c’est mon studio que j’ai construit il y a deux ans dans le XVIIe où je fais tout moi-même : je lave les toilettes, je passe l’aspirateur et la bombe à air sur la table de mixage. Cet album, je l’ai vraiment enregistré seul avec mes machines, ce qui s’est avéré parfois burlesque : je devais courir entre la console et la cabine pour enregistrer les voix. » Darkel, manière de s’émanciper de Air ? « Je considère Darkel comme un "side project" de Air avec une personne en moins. Nicolas sait depuis le début de Air que je fais des morceaux seul de mon côté, lui aussi d’ailleurs, sauf que moi je les ai sortis. Je lui ai fait écouter le disque une fois terminé, il a préféré les morceaux slow tempo, ce qui ne m’a pas surpris : il a une tendance à lutter pour la lenteur. Nicolas sait que c’est sain pour Air que je fasse des trucs de mon côté. »

La rencontre rêvée entre George Harrison et Trevor Horn.

Grâce à la magie de l’industrie musicale, le projet Darkel sort au même moment que l’album composé par Air pour Charlotte Gainsbourg. Si l’album de la fille de Serge transpire l’ennui malgré un casting délirant (voir notre enquête dans Technikart n°104), l’album solo de Jean-Benoît, réalisé avec 3,50 €, se révèle passionnant. Pop et électronique, robotique et poétique, il sonne comme la rencontre rêvée entre George Harrison et Trevor Horn. Loin du prêt à écouter aseptisé des derniers Air, Darkel est une véritable surprise. « Je voulais repartir à zéro, comme au début de Air, bosser avec trois instruments et une table de mixage, nous confie Jean-Benoît tout en nous taxant une clope. Avec Air, désormais, on peut à peu prêt tout se permettre, comme d’aller enregistrer une basse à L.A. si on veut, mais tu y perds en liberté. Alors qu’avec des petits moyens, tu peux faire ce que tu veux, tout changer au dernier moment, prendre de véritables risques. » A la fois mental et sentimental, Darkel dévoile un Jean-Benoît qui s’expose à la première personne. Mystique et idéaliste, il considère la plupart des titres de son premier album solo comme des… prières : « Quand je chante, je prie le Dieu de la musique, je prie pour lui prouver que mon disque est bien, avoue-t-il. Je suis suffisamment atteint pour mettre mes syndromes, mes névroses, mes rêves dans la zic. Etre artiste, c’est être pathologiquement inspiré par ses peurs. La musique naît de la frustration, elle permet de se réinventer sous forme de morceaux , de prières. »

Versailles côté HLM

Le cas Dunkel serait donc un peu plus complexe que prévu. Interrogeons une de ses amies proches : « Jean-Benoît est un être hors du commun dans ses expressions et sa façon d’être. Les journalistes qui ont eu affaire à lui ont souvent cru qu’il se foutait de leurs gueules en leur parlant de trucs cosmiques ou métaphysiques, alors qu’il n’y jamais aucun cynisme dans ses propos. Il plane dans une bulle, tout en étant très vulnérable. C’est ce qui le rend si attachant et singulier. J’ai été surprise qu’il réussisse à faire un disque qui lui ressemble profondément. On sent vraiment qu’après dix ans de mariage avec Nicolas, il avait besoin de savoir s’il pouvait encore séduire. » Mais d’où vient cet étrange individu ? De Versailles la bourgeoise, certes, mais côté HLM. Issu d’une famille qui ne roule pas sur l’or, il va au charbon tous les jours : prof de physique dans un collège la journée, il enquille les soirées dans les piano-bars pour arrondir ses fins de mois. Mais c’est un peu plus tôt, au lycée, qu’il rencontre Nicolas Godin avec qui il fonde le groupe Orange en compagnie d’une autre future tête de la French touch, Alex Gopher. Alors qu’ils se sont perdus de vue, c’est Godin qui viendra le chercher pour former Air.

Un hyperperfectionniste simple

Nous sommes en 1997, Nicolas et Jean-Benoît signent alors chez Virgin et, profitant de l’engouement pour la French touch et d’une hype sans précédent, sortent une série d’albums qui les hisse au sommet de la pyramide. Ils fondent leur label, Record Makers avec des potes de Versailles (avec lesquels ils rompront en 2004) et signent des artistes comme Sébastien Tellier ou le Klub des Loosers. Fuzati, tête pensante du Klub, revient sur sa collaboration avec Jean-Benoît : « C’est un mec qui vit pour la musique, un hyperperfectionniste simple et abordable alors que c’est une rock star. Pour Sous le signe du V (un morceau du Klub produit par Jean-Benoît, NDLR) il est resté onze heures derrière les consoles et, cette année, il a enchaîné trois albums : le sien, celui de Charlotte Gainsbourg et le prochain Air. » Propos que nuance notre Bertrand Burgalat national, une vieille connaissance de Air : « Qu’il s’agisse de Lennon-Mc Cartney ou de Baer-Wizman, on a souvent tendance, dans un duo, à distinguer un bon et un méchant, qui n’est pas toujours celui que l’on croit. Chez Air, je n’ai pas encore trouvé le gentil des deux, mais les choses qui ont pu me blesser relèvent peut-être plus, de leur part, du manque de confiance en soi que du calcul. Jean-Benoît a l’air sincère, il y a chez lui quelque chose d’enfantin, comme ces copains qui regardent par-dessus ton épaule en classe et ont de meilleures notes a la fin. »

J’aurais bien aimé être Keith Richards

Retour dans le XIXe arrondissement, on commande une dernière tournée en demandant à Jean-Benoît s’il n’a jamais été tenté par une vie un peu plus rock’n’roll : « Faut avoir la santé pour une vie comme ça. Moi, un joint et je gerbe. La came, c’est le plus gros piège, la femme de ceux qui n’en ont pas, une femme envieuse qui te bouffe. Ton équilibre chimique n’est plus adapté au monde physique réel, un monde sauvage où tu dois lutter et te battre en permanence. Néanmoins, j’aurais bien aimé être Keith Richards et balancer des télés par la fenêtre. Dans TV Destroy (une chanson de Darkel, NDLR), j’incite les gens à détruire leur télé. La mienne c’est une Bang & Olufsen. Je ne peux pas, j’y tiens trop ! » lâche-t-il en rigolant. Avant de le quitter, on lui demande ce qui le rend le plus heureux. « Ma liberté, c’est d’être seul dans mon studio avec mes machines et de laisser la musique jouer elle-même, de la libérer. La musique est une utopie. » Amen.

Clovis Goux


"He's dead, Jim."

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#16 15-10-2007 16:27:45

Dirty Thib.
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Re: Darkel, revue de presse

J'aime beaucoup cette citation de Tranbèr Burgalat :

« Qu’il s’agisse de Lennon-Mc Cartney ou de Baer-Wizman, on a souvent tendance, dans un duo, à distinguer un bon et un méchant, qui n’est pas toujours celui que l’on croit. Chez Air, je n’ai pas encore trouvé le gentil des deux, mais les choses qui ont pu me blesser relèvent peut-être plus, de leur part, du manque de confiance en soi que du calcul. Jean-Benoît a l’air sincère, il y a chez lui quelque chose d’enfantin, comme ces copains qui regardent par-dessus ton épaule en classe et ont de meilleures notes a la fin. »

Quel frustré ce mec. Frustré et jaloux. Je le comprends, il sort des albums franchement intéressants et parfois très beaux, et cela se termine toujours par un four commercial. Je ne supporte pas ce conard arrogant.


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